Afrique de l'Ouest: 23 nouveaux experts comptables versés dans le marché de l'UEMOA

Mme Justine Tano Beugre secrétaire général du CESAG

Le secrétaire général du CESAG, confie que l’OHADA et l’UEMOAsont en discussion sur son avenir en termes de montée en puissance pour couvrir toute la zone Franc, tous les membres de l’OHADA.

Mme Justine Tano Beugre considère que cette orientation que prend l’évolution du cursus est sans doute imputable aux succès qu’il a enregistré.

Devant cette éventualité, les responsables du diplôme sont plus qu’optimistes pour l’avenir. Selon le Pr Bachir Wade, « Nous sommes à la croisée des chemins mais nous restons optimistes. On nous parle du projet de l’OHADA par rapport à la mise en place d’un cursus de formation mais c’est l’optimisme qui est de rigueur de notre côté parce que nous sommes conscients que nous avons le bon bout ».

Vers un cursus UEMOA-OHADA

Dans cette même veine, le Président du CREFECF, Pr Lamine Sidibé, considère que si à cette performance s’ajoutent les initiatives prises par l’UEMOA et l’OHADA« nous pensons dans le sens de renforcement de cette formation et de son appropriation par notre région au bien de nos économies ».

M. Sidibé assure que le CREFECF formera des produits qui vont soutenir notre économie et cette performance sera encore améliorée si le projet des deux concentrations de la formation voyait le jour.

« Je voudrais demander à l’UEMOA de mettre les choses en branle pour que ce projet qui a été élaboré depuis quelques années puisse bénéficier de la session du Conseil des ministres pour que nous passions à l’acte et que les États puissent effectivement intervenir aussi pour aider dans la formation des jeunes ».

Un plaidoyer qui milite pour des formations accessibles et profitables à l’ensemble des populations compte tenu du coût que cela constitue pour ceux-là qui se proposent d’aller vers l’expertise comptable.

Un appel qui n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Le représentant résident de l’UEMOA à Dakar, M. Dossolo Diarra rappelle que depuis un certain temps, les chefs d’Etat ont donné l’instruction d’aller vers un service financier et comptable. « La Banque centrale a eu à mettre en place tout ce processus pour doter nos Etats d’un certain nombre d’expertise pour la performance de nos économies ».

Face à cette nouvelle donne il lance avec insistance aux nouveaux experts comptables : « vous êtes des soldats du développement parce que l’idée derrière ce processus c’est de disposer d’une masse critique d’experts pour accompagner tout ce que les experts comptables sont chargés de faire ».

Le représentant de l’UEMOA à Dakar souhaite la mise en place d’un centre de formation qui sera une école d’excellence et s’il le faut avec des mécanismes tels que l’octroi de bourses pour permettre à de jeunes gens qui veulent travailler dans ce secteur de faire une bonne formation.

M. Dossolo invite ainsi les nouveaux experts comptables, une fois agréés auprès des juridictions, de s’attacher les valeurs d’éthiques en inscrivant leur carrière dans la durée.

« Il va falloir du temps pour faire votre renommée. Il faut être au service de nos économies pour nous permettre d’atteindre un certain nombre de performance ».

Devant cette invite, le Porte-parole des récipiendaires, M. Sawadogo Bourehima assure que le processus va continuer et c’est une autre étape de leur vie professionnelle qui commence avec ce diplôme. A son avis, « cette étape devrait être faite d’abnégation, de formation continue, d’éthique et de déontologie pour nous permettre de toujours faire briller ce diplôme ».

 

Le Pr du jury, M. Nadédjo Bigou-Lare de l’Université de Lomé rappelle le caractère sélectif de cette composition du moment que sur les 33 personnes qui ont passé les quatre épreuves jusqu’au bout, seuls 23 ont été retenues. Ce qui, selon M. Bigou-Lare, fait un pourcentage de succès de 70%.